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vendredi 12 avril 2013

K comme keepsake, kentia ou kyrie ?


Me voici confrontée à une première difficulté. La lettre k n'est pas si fréquente dans la langue française, à peine quatre pages et demie dans le Petit Larousse, et encore, grâce à nombre de mots d'origine étrangère.

Source Photopin
Or mon arbre généalogique présente une particularité : en l'état actuel de mes recherches, il n'étend ses racines que sur un périmètre strictement hexagonal. À ma connaissance, aucune incursion dans des États proches ou lointains, pas d'autre immigration que celle de la campagne vers les villes, rien qui puisse introduire une consonance un peu exotique.

Pas d'ancêtre caucasien amateur de képhir, russe buveur de kwas, polynésien dopé au kawa ni d'anglophone consommateur de ketchup ; pas davantage d'adepte des nourritures kasher ; pas le moindre kilt ni le moindre kimono à l'horizon !

Du côté des départements français, cela ne vaut guère mieux : pas d'ancêtre breton, emmitouflé dans son kabig, mordant à belles dents dans un kouign-amann, avant d'embarquer sur son ketch, pas d'ancêtre alsacien nourri de kouglof ni même de Dijonnais en train de déguster un kir !

Alors, que me reste-t-il pour illustrer la onzième lettre de l'alphabet ? J'hésite entre keepsake, kentia et kyrie.

Le kentia, parce que ce palmier originaire de Nouvelle-Guinée, des îles Moluques ou de l'Australie, très utilisé autrefois en décoration intérieure, figure sans doute sur une photo de salon d'hiver du début du siècle dernier. Mais où, diable, l'ai-je rangée ?

Le kyrie, parce qu'on n'efface pas d'un trait de plume des années d'éducation religieuse et des siècles de musique sacrée. Mais quel rapport avec la généalogie, même si l'invocation "kyrie eléison" figurait nécessairement dans toute messe paroissiale à laquelle assistaient mes ancêtres ?

J'opte finalement pour le keepsake : "album orné de gravures, de dessins ou d'aquarelles, associés à des textes, qu'on offrait en cadeau à l'époque romantique", nous dit le Petit Larousse (que je consulte décidément beaucoup ces jours-ci). Il suffirait de peu de choses pour en faire un objet généalogique à l'usage de mes petits-enfants : quelques photos, quelques dessins et quelques textes, comme ceux que je m'efforce de produire dans ce blog. Avec un fil conducteur, de A jusqu'à Z, en passant par la lettre K.

lundi 25 mars 2013

Relever le défi


Pas de nouveau billet cette semaine. Une pause m’a paru nécessaire avant de relever le défi lancé par Sophie Boudarel sur son blog, La gazette des ancêtres[i]. Il consiste à poster un article chaque jour, sauf le dimanche, et ce durant tout le mois d’avril !
Source Photopin

Le fil rouge en sera l’alphabet : A le lundi 1er avril, B le mardi 2 et ainsi de suite jusqu’à Z le mardi 30. Sans perdre de vue la généalogie, bien entendu.

Cette petite gymnastique intellectuelle n’est pas pour me déplaire. Simplement, il m’a fallu anticiper car, sauf imprévu de dernière minute, les premiers jours d’avril, je serai très loin de ma base, à une douzaine d’heures d’avion, du côté des cerisiers en fleurs… J’ai donc sérieusement travaillé les premières lettres.

Il y a quelques mois, lorsque Sophie Boudarel nous proposa, lors d’un atelier[ii], de nous lancer dans l’écriture d’un blog, nous avions peur de manquer de sujets ! Je m’aperçois aujourd’hui qu’il n'en est rien. Mon autre crainte était que ce soit une activité chronophage. De ce côté-là, je ne me suis pas trompée : l’écriture est une drogue douce et, une fois qu’on y a goûté, difficile de s’en passer. D'ailleurs, je vais tenir un carnet de voyage durant toute mon escapade au Japon, comme je l'ai fait lors des précédents circuits (indispensable lorsque l'on revient avec des milliers de photos).

La contrainte de suivre l’alphabet est un stimulant supplémentaire. Si certaines lettres ne présentent guère de difficultés, d’autres sont d’un abord moins évident et il faut se remuer les méninges pour broder à partir du K, du W ou du Z. Soyez donc indulgents si le lien vous paraît ténu, il s'agit de généalogie, certes, mais également d'un atelier d'écriture.

Rendez-vous la semaine prochaine, donc, et si je tarde à poster vos commentaires, ne m'en voulez pas trop, je ne suis pas sûre de pouvoir accéder à internet tous les jours, sans compter le décalage horaire. J'espère néanmoins trouver le temps de lire les articles de tous ceux qui ont décidé de relever le défi, cela devrait faire un joli feu d'artifice littéraire !




[ii] Écrire et raconter sa généalogie, atelier de formation organisé par la Revue française de généalogie