lundi 5 octobre 2015

Mystère chez les Martin

L'année dernière, à peu près à la même époque, Je saisissais dans ma base de données des informations concernant le couple formé par Arnaud Martin et Besiane Favaron, que je croyais être mes lointains ancêtres du Comminges. Je n'en suis plus aussi sûre aujourd'hui, mais ceci est une autre histoire.

En relisant ces jours-ci mon journal de recherches pour noter les points restés en suspens, je les retrouve et ils m'intriguent à nouveau.

Nous sommes à Aulon, dans l'actuel département de la Haute-Garonne, où Arnaud fut meunier au moulin de Pine au XVIIe siècle. Le couple a donné le jour à six enfants au moins, trois filles, Domenge, Marie et Catherine (nées respectivement en 1648, 1650 et 1655), et trois garçons, Joseph, Pierre et Dominique (nés en 1653, vers 1659 et en 1661).

J'avais sans trop de peine déniché l'acte de baptême de cinq d'entre eux, mais un fait surtout m'avait frappée, le décès des trois garçons en l'espace d'un mois, au cours de l'été 1674 :
  • Tout d'abord, Dominique, le plus jeune, âgé de treize ans, le 19 août,
  • Ensuite Pierre, âgé de quinze ans, le 24 août,
  • Enfin Joseph, âgé de vingt-et-un ans, le 14 septembre.

 Les actes de sépulture rédigés par le vicaire contenaient peu d'informations : Dominique fut enseveli "au tombeau de ses prédécesseurs", Pierre fut "enseveli dans le cimetière de l'église de Mengué après avoir receu le sacrement de pénitence" et Joseph "après avoir receu tous les sacrements".

AD Haute-Garonne
Aulon 1639-1682 1 E 1 vue 209/239

J'ai d'abord pensé à une épidémie, mais rien ne permet de confirmer cette hypothèse. Le guide chrono-thématique de Thierry Sabot ne signale ni peste, ni famine, ni fléau particulier pour 1674. Le registre paroissial d'Aulon pour cette même année tient en peu de pages : cinq baptêmes, deux annonces de publication de bans de mariage et un seul autre décès, celui d'une femme, un mois après avoir accouché d'une petite Toinette.

Alors, que penser ? Je ne puis écarter l'idée d'une maladie contagieuse, qui aurait frappé les trois garçons l'un après l'autre, mais sans aucune certitude. Et surtout comment faire pour en avoir le cœur net ?

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