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lundi 20 janvier 2014

Ceci n'est pas une "to do list"


Inutile de se leurrer, les résolutions prises à l'aube de l'année nouvelle sont rarement respectées, en tous cas dans leur intégralité : l'échéance lointaine favorise la procrastination, c'est bien connu. Et la parade proposée par Sophie Boudarel (une résolution à la fois, en gros une par mois) ne me satisfait pas non plus ; disons que janvier est bien trop avancé déjà, j'aurais l'impression de démarrer du mauvais pied !


Je vais donc ruser, en vous indiquant mes "pistes de recherches" pour 2014.

1) Par exemple, collecter un maximum d'informations sur une paroisse particulièrement bien représentée dans ma base de données :
  • Compléter les événements majeurs (baptême, mariages, sépulture) des témoins cités dans les actes de mes ancêtres,
  • Établir la liste des curés, vicaires, prêtres habitués de la paroisse en question (et compléter leurs BMS, dans la mesure du possible),
  • De la même manière établir la succession des maires et adjoints de la commune.

En fait, j'ai déjà commencé pour Notre-Dame-du-Touchet, d'où sont originaires mes ancêtres Chancé, dans l'actuel département de la Manche.

2) Reprendre toutes les photos anciennes que je possède, les classer chronologiquement, les scanner si ce n'est déjà fait, et les ranger dans des albums, si possible "acid free".

3) En profiter pour créer un livre avec les photos les plus représentatives. Avec le logiciel iPhoto, installé nativement sur les Mac, c'est un jeu d'enfant.

4) Procéder régulièrement au nettoyage de ma base de données :
  • Traquer les doublons en utilisant les ressources d'Heredis,
  • De la même manière, traquer les événements sans source indiquée (des oublis en cours de saisie, faciles à corriger),
  • Exploiter les informations figurant sur les fiches GeneaNet rangées dans un classeur vert au fur et à mesure des alertes reçues ou des recherches effectuées et supprimer les fiches complètement exploitées.

Là aussi, ce sont des actions que j'ai déjà entamées. C'est fou ce que l'on peut accumuler comme paperasse et comme bêtises, si l'on n'y prend garde.

5) Retourner aux Archives de Paris pour en savoir davantage sur tous les Chancé qui ont au moins une fiche dans l'état civil reconstitué pour la période antérieure à 1860 (quatre naissances, trois mariages et deux décès que je n'ai pas encore examinés). Ont-ils un lien de parenté avec mes ancêtres déjà identifiés ? J'aimerais le savoir.

6) Consulter le dossier François Morel au Service historique de la Défense ; je sais qu'il m'attend sagement quelque part sur un rayonnage, j'ai déjà repéré sa cote.

Ces différentes pistes de recherches vont me permettre de papillonner d'un sujet à l'autre, au gré de mes envies, sans risque de lassitude. Et puis, vous avez remarqué ? il n'y a que six rubriques (deux fois moins que de mois dans une année), cela devrait me permettre quelques échappées loin de mon camp de base, vers des horizons lointains, l'appareil photo en bandoulière !

lundi 16 décembre 2013

Dernier bilan avant les fêtes


En cette période de l'Avent, les généablogueurs font le point sur leur année généalogique, suivant en cela les suggestions de Sophie Boudarel : permettez-moi d'en faire autant.

Deux pistes de réflexion pour ce billet :
  • Mes recherches proprement dites,
  • Mes résolutions, prises en décembre dernier, pour l'année 2013.

Source Icon Archive


Difficile de mesurer les progrès accomplis dans mes recherches généalogiques sur les douze derniers mois, car je n'avais pas fait de bilan comparable l'année dernière à la même époque.

Disons simplement que j'ai aujourd'hui 645 ascendants directs identifiés, dont 8 à la quatorzième génération, ce qui nous emmène quand même à la toute fin du XVIe siècle, à l'époque des Valois. C'est peu et c'est beaucoup. Je m'explique : lorsque j'ai entamé la consultation des registres paroissiaux, je n'imaginais pas remonter si vite et si loin, mais, restons modestes, cela ne représente guère que 4 % de mes 16 382 ancêtres potentiels sur quatorze générations !

Chiffre que je n'atteindrai d'ailleurs jamais, pour de multiples raisons dont celle-ci : je ne connais que 14 de mes arrière-arrière-grands-parents ; en effet, sous la Monarchie de Juillet, du temps où Louis-Philippe était roi des Français, Madeleine Laubret et Elisabeth Marie Letourneau donnèrent le jour, l'une à Salbris et l'autre à Château-Gontier, à des enfants naturels de père inconnu. Cela réduit déjà sensiblement le champ des possibles.

Mais soyons positifs : j'ai identifié 100 % de mes aïeux identifiables sur les six premières générations (56 individus au lieu de 64, donc), 90 % de la septième génération et près de 80 % de la huitième.

Si je voulais établir un classement de mes AAGP au vu des membres de leur lignée ascendante figurant dans ma base de données, le podium serait le suivant :
  • Jeanne Pinier, largement en tête avec 169 ancêtres, dont une certaine Perrine Ermouin, née vers 1568, qui est à ce jour ma plus lointaine ancêtre identifiée,
  • L'époux de Jeanne Pinier, Jean Baptiste Troussier, second avec 84 ancêtres, dont un couple qui célébra son mariage en février 1616,
  • Elisabeth Marie Letourneau, encore elle, troisième avec 78 ancêtres.

Les branches les plus fournies se situent sans surprise dans les départements du Maine-et-Loire et de la Mayenne, où les archives sont particulièrement accessibles de longue date. A contrario, certaines branches ne sont guère développées, soit parce que les départements concernés n'ont toujours pas mis leur état-civil en ligne (regard appuyé en direction des Hautes-Pyrénées et du Gers), soit parce que les registres ne sont pas parvenus jusqu'à nous (là, je fais allusion à Husson, dans l'extrême sud de la Manche, un peu plus de 200 habitants aujourd'hui, mais quatre fois plus au temps de la Révolution).

En tout état de cause, je ne me pose pas en "collectionneuse d'ancêtres". Je préfère approfondir mes connaissances sur chaque couple, leurs métiers, leurs enfants, les lieux où ils ont vécu, les événements auxquels ils ont été confrontés… il m'arrive même de faire des recherches non seulement sur les témoins nommés dans les actes, mais également sur le curé ou sur le maire du village ! Une forme de sérendipité, qui conduit parfois à des trouvailles inattendues.

Passons maintenant aux résolutions prises pour l'année 2013. Rappelez-vous, je vous en avais fait part le 31 décembre dernier, sous le titre "La procrastination, ça suffit" (bon, vous aviez peut-être la tête ailleurs à ce moment-là).

Je n'ai pas encore fait d'incursion à la librairie de la Voûte, ce n'était pas le plus urgent, mais je n'ai pas pour autant manqué de lecture cette année, loin de là. Il faudra que je vous raconte cela un jour.

Je n'ai malheureusement pas remis les pieds au Centre d'accueil et de recherche des Archives nationales, le fameux CARAN, depuis une première visite, au cours d'un atelier sur les archives notariales en… mai 2012 ? Bigre, c'est à mettre en tête de liste pour 2014 ! Ceci fera l'objet d'un autre billet.

Je n'ai pas eu non plus l'opportunité d'aller aux Archives départementales du Maine-et-Loire, afin de vérifier si l'un de mes ancêtres Maitreau avait acquis des biens nationaux, sous la Révolution (comme je l'en ai soupçonné, à partir d'une simple mention dans le Dictionnaire historique de Célestin Port). Vaste sujet, là aussi, d'autant que ce même François Maitreau est décédé de mort violente en 1794. Autre récit en perspective !

Cette année, j'ai donné la priorité aux Archives de Paris et à mes ancêtres normands, venus s'installer dans la capitale vers le milieu du XIXe siècle : les bobines de microfilms pour l'état civil reconstitué et pour le Bottin, les registres de catholicité, les registres matricules… j'ai bien débroussaillé le terrain, même s'il reste encore des documents à examiner. Les déclarations de succession, par exemple.

Et puis, résonnez trompettes, j'ai franchi la porte du Service historique de la Défense ! Où je dois retourner très prochainement, pour consulter enfin les dossiers de mes ancêtres militaires. J'espère que le résultat sera à la hauteur de mes attentes, ce dont je ne manquerai pas de vous faire part.

Bref, la procrastination n'est pas tout à fait vaincue, mais mon naturel optimiste m'incline à penser que cette année fut plutôt positive sur le plan généalogique. Suffisamment, en tous cas, pour alimenter régulièrement ce blog. Et je ne vous ai rien dit des rencontres amicales, sur la toile ou dans la vraie vie, qui l'ont agrémentée !

lundi 31 décembre 2012

La procrastination, ça suffit !


Il fut un temps où je travaillais dans un cabinet d'audit anglo-saxon. J'y ai acquis une culture de la preuve et une véritable obsession de la pièce justificative. C'est pourquoi je recherche systématiquement les documents relatifs aux événements qui ont rythmé la vie de mes ancêtres.

À cet égard, Heredis me convient parfaitement. À chaque événement correspond au moins une source. La fiche d'un individu permet d'avoir une vision globale de tous les documents qui jalonnent son parcours. Inversement, chaque source et chaque lieu permettent d'avoir une vision globale des individus qui s'y rattachent. Bel exemple de "cross referenciation".

J'ai peut-être oublié de vous dire que les collaborateurs des cabinets anglo-saxons pratiquent les anglicismes à haute dose. Par exemple, ils rédigent régulièrement des "to do lists", dans lesquelles chaque item commence par un verbe qui incite à l'action. Cette époque de l'année étant propice aux bonnes résolutions, pourquoi pas une "to do list" généalogique ?

Source Photo Pin Creative Commons

Voici la mienne pour l'année 2013.

D'abord, m'inscrire enfin au Service historique de la Défense pour y consulter les dossiers de deux de mes ancêtres : Achille Maitreau, qui fut lieutenant de la garde impériale de Napoléon III, et François Morel, qui fut chirurgien en chef à l'hôpital de Djidjelli en Algérie en 1846. Oserai-je préciser que le Service historique de la Défense a élu domicile dans le pavillon du Roi du château de Vincennes, à quelques centaines de mètres de mon domicile ?

Ensuite, consulter la collection des Bottins aux Archives de Paris, pour tenter de collecter des informations sur les activités de peintres en bâtiment de François Marin Chancé et de Frédéric François Chancé à Paris dans les années 1850 et 1860. Si les Archives de Paris sont plus éloignées que le SHD, elles n'en demeurent pas moins à portée de métro !

En profiter pour consulter les registres de catholicité et tenter de trouver trace de plusieurs mariages de mes ancêtres Chancé, contractés dans les années 1840 à 1860, époque pour laquelle les registres de l'état civil parisien manquent cruellement, pour avoir brûlé dans les incendies qui ont ravagé l'Hôtel de Ville et le Palais de Justice durant la Commune.

Ne pas oublier de consulter les registres matricules militaires archivés au même endroit, toujours pour des ancêtres Chancé.

Vérifier si un certain F. Maitreau, mentionné dans le Dictionnaire historique du Maine-et-Loire de Célestin Port, et mon ancêtre François Maitreau ne font qu'un. Auquel cas, ce dernier se serait porté acquéreur de biens nationaux à Concourson en février 1791, ce qui pourrait expliquer sa mort violente moins de trois ans plus tard sur la route de Coron à Vezins, durant les temps troublés de la Révolution. Là, j'ai peur qu'il me faille m'éloigner quelque peu des abords du périphérique et pousser jusqu'aux Archives départementales du Maine-et-Loire.

Faire un tour au Centre d'accueil et de recherche des Archives nationales, le fameux CARAN, pour y consulter la lettre de provision d'office qui fit de Jacques Germon le successeur de son beau-père Jean Gaillard comme notaire royal en Vendée, en 1735. L'hôtel de Rohan et l'hôtel de Soubise sont eux aussi à portée de métro de mon camp de base.

Rendre enfin visite à la Librairie de la Voûte, la librairie du généalogiste, même si je sais qu'il m'est pratiquement impossible de pénétrer dans un espace voué à la chose écrite sans en ressortir avec trois ou quatre volumes sous le bras. La rue de la Voûte est située à l'est du 12e arrondissement parisien, autant dire à deux stations de métro de chez moi ! Si cela me chante, je peux même m'y rendre en bus, histoire de varier les plaisirs…

Vous avez compris le principe ? Je couche tout cela sur le papier (façon de parler) et je le publie sur le net. Comme cela, la contrainte est plus forte : je me suis engagée publiquement. Et puis, quelle fierté lorsque je vous en rendrai compte dans ce blog, dans quelques semaines ou dans quelques mois ! Plus gratifiant qu'un simple trait de plume pour biffer une rubrique de ma liste, une fois la tâche accomplie.

Et vous, quelles sont vos résolutions "généalogiques" pour la nouvelle année ?