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lundi 29 août 2016

Des bienfaits de la relecture

Lorsque, en janvier 2015, Elise avait lancé le débat "Faut-il reprendre son arbre généalogique à zéro ?", j'avais vivement réagi : pas question ! Et d'expliquer pourquoi je ne me sentais pas l'âme d'une Pénélope.

Pour autant, il n'est pas inutile de relire à l'occasion les actes collectés lors de ses premiers pas généalogiques, histoire de vérifier si toutes les informations qu'ils recèlent ont été correctement relevées et exploitées. C'est l'une des tâches que je me suis assignée cet été.

Je travaille sur ce que Heredis appelle le dictionnaire des sources : la liste de tous les documents utilisés pour justifier les données saisies dans les fiches individuelles (naissance, baptême, mariages, décès, sépulture, mais aussi diplômes, service militaire, domiciles, voyages, contrats divers, testaments…).

Le mien comprend actuellement plus de 5 000 entrées, depuis mon acte de naissance jusqu'à mes plus récentes découvertes. Sept ans de collecte assidue, à compter de ce 29 mai 2009 où j'ai créé ma première fiche.

Il m'est facile de repérer les premiers documents utilisés, ceux sur lesquels j'ai pu commettre des erreurs de débutant, puisqu'ils sont numérotés par ordre d'entrée dans ma base de données. Mais je bénéficie aussi d'un autre repère : lorsque je crée une nouvelle source, je transcris systématiquement le texte de l'acte dans la zone "Note" ; or, à mes débuts, je saisissais "au kilomètre", sans respecter les renvois à la ligne de la pièce originale. Lorsque la transcription est un bloc de texte sans aucun alinéa, à coup sûr, je n'ai pas relu l'acte depuis longtemps !

Cette revue s'apparente parfois à un toilettage de ma base de données :
  • J'en profite pour supprimer l'événement "naissance" lorsque l'acte de baptême demeure muet sur sa date exacte,
  • Je fais de même avec l'événement "décès" lorsque le registre ne comporte que la date de la sépulture,
  • Je vérifie les patronymes des témoins (sont-ils présents sur Geneanet ? sont-ils fréquents dans la paroisse concernée ?),
  • Je vérifie également, dans la mesure du possible, les noms des hameaux et des lieux-dits, les patronymes des maires et des curés,
  • J'élimine quelques doublons, notamment parmi les parrains et marraines, lorsque les liens de parenté sont précisés dans l'acte ou lorsqu'une signature permet de les identifier.
 Je fais également des découvertes. Prenons le baptême de Catherine Gourichon. Il a eu lieu à Montilliers, dans l'actuel département du Maine-et-Loire, le 24 octobre 1700. Bien écrit, il ne comporte pas de difficulté particulière, sauf peut-être la signature de l'officiant que j'avais mal interprétée : le prêtre s'appelait Métivier et non pas Mérinier, comme je l'avais cru tout d'abord. L'occasion de corriger une erreur, répétée à plusieurs reprises.

J'en profite pour relire les différents actes concernant les parents de Catherine, Etienne Gourichon et Perrine Leroy. Et là, surprise : leur acte de mariage à Montilliers le 21 juillet 1696, déniché en juillet 2009, m'avait paru à l'époque presque totalement illisible !

AD Maine-et-Loire BMS Montilliers 1686-1706 vue 102/231

J'avais à peine déchiffré quelques bribes de phrases au milieu de ce qui me paraissait alors un embrouillamini de lignes, de pâtés, de surcharges et de ratures, mêlé au texte de la page précédente qui apparaissait par transparence : un cauchemar !

En le reprenant calmement aujourd'hui, je m'aperçois que je suis capable de le transcrire en totalité, à deux ou trois mots près. Plusieurs raisons à cela, sans doute :
  • J'ai entretemps participé à deux ateliers de paléographie qui m'ont permis d'acquérir quelques notions indispensables (merci Pierre Valéry Archassal),
  • J'ai acquis une expérience, modeste certes, mais alimentée par la transcription de plusieurs milliers d'actes au fil des ans,
  • Je me suis familiarisée avec le vocabulaire, l'orthographe et les particularités scripturales des XVIIe et XVIIIe siècles (confusion entre le j et le i, entre le i et le y, le s et le z, lettres à jambage, à crosse et à aigrette, "nay" pour "né", etc.) et j'ai appris ce qu'était un acte "insinué", entre autres choses utiles.
 Bref, j'ai progressé. Je note au passage que le mariage d'Etienne Gourichon et de Perrine Leroy, célébré le 21 juillet 1696 après la publication d'un seul ban, intervient une dizaine de jours après la naissance de leur fils Gilles, baptisé le 11 juillet précédent. Mais ceci est une autre histoire…


J'en conclus que ce travail de relecture est indispensable pour enrichir sa base de données et corriger au passage quelques inévitables erreurs. À programmer périodiquement.

lundi 2 février 2015

Un peu de méthodologie

Au fil de mes recherches et des alertes hebdomadaires de Geneanet, j'ai accumulé nombre de fiches dans un classeur vert, triées par ordre alphabétique de patronyme, avec l'idée de les exploiter ultérieurement.


Les fiches individuelles auxquelles l'abonnement Geneanet Premium permet d'accéder sont, en effet, potentiellement très riches. Outre l'identité de la personne, elles contiennent tout ou partie des informations suivantes :
  • La date et le lieu de sa naissance et/ou de son baptême,
  • La date et le lieu de son décès et/ou de sa sépulture,
  • La profession de l'intéressé,
  • Les noms et prénoms de ses parents,
  • Les dates et lieux de mariage ainsi que les noms et prénoms des conjoints successifs,
  • La liste des enfants issus des couples ainsi formés,
  • La liste des frères et sœurs du personnage principal…
Elles ne sont pas exemptes d'erreurs (nous en commettons tous), mais elles constituent un précieux guide pour explorer efficacement les registres paroissiaux. Un seul hic : le temps nécessaire pour les exploiter !

En effet, une seule fiche permet souvent de rechercher plusieurs dizaines d'actes, qui nécessitent chacun un temps de traitement non négligeable. Jugez-en plutôt. Lorsque j'ai trouvé l'acte convoité, j'en effectue d'abord une copie écran (et je n'oublie pas de noter le numéro de page du registre !). S'ensuivent les "manipulations" suivantes :
  • Nommer le fichier obtenu,
  • Le traiter dans Photoshop pour en améliorer la lecture (taille de l'image, réglage de l'éclairage, amélioration de la netteté et du contraste),
  • Le sauvegarder dans un dossier au nom de la branche patronymique à laquelle il se rattache. 
Je traite ensuite l'information dans ma base de données Heredis, en appliquant le principe "un acte = une source" et en m'efforçant de remplir les différentes cases prévues par le logiciel, notamment :
  • Un numéro d'ordre,
  • Le titre de l'acte,
  • La référence ou la cote de l'acte en question,
  • Son image dans la fenêtre Medias,
  • Sa transcription dans la fenêtre Notes. 
Pour améliorer ma productivité, je procède le plus souvent par lots : recherche d'une quinzaine d'actes dans les registres, puis traitement  de ceux-ci  avec Photoshop, puis saisie dans ma base de données. Il n'en reste pas moins vrai que les fiches non exploitées ont une fâcheuse tendance à s'accumuler et que j'en oublie parfois jusqu'à leur existence.

En ce début d'année, j'ai donc décidé de prendre le taureau par les cornes et de faire un sort à ce fichu classeur vert.

J'ai d'abord listé dans mon journal de recherches une petite quarantaine de fiches à traiter en priorité. Je les exploite maintenant dans l'ordre où elles se présentent, ce qui me fait virtuellement voyager des Deux-Sèvres à la Drôme, en passant par la Manche et le Maine-et-Loire, en attendant les Vosges, la Mayenne et les Pyrénées…

C'est l'occasion ou jamais de vérifier les informations figurant déjà dans ma base de données. Je relis les actes des personnes concernées, de leurs conjoints et de leurs enfants ; je complète les transcriptions pour les mots laissés en blanc, je corrige le cas échéant quelques erreurs… Merci, au passage, à Pierre-Valéry Archassal et à ses ateliers de paléographie qui m'ont permis de déchiffrer des textes qui me paraissaient jusqu'alors totalement illisibles.

Et j'ai déjà corrigé deux grosses boulettes !

La première concerne un certain Mathurin Patrin, inhumé au Lion-d'Angers à l'âge d'environ 70 ans, et non pas 40 comme j'avais cru le lire tout d'abord. D'où confusion avec un homonyme plus jeune, bien entendu. Le "mien" a quand même eu le temps de convoler trois fois en justes noces !

La seconde concerne un certain Yves Denis, né à La Cornuaille en 1630, et non pas 1639 comme l'un de ses homonymes, inhumé le jour même de son baptême, ce qui m'avait complètement échappé.

J'en tire au moins une leçon : plus on remonte dans le temps, plus il faut être vigilant. C'est particulièrement vrai avec les registres paroissiaux du XVIIe siècle. Outre les difficultés de lecture, les actes de mariage y sont parfois très succincts et les parents des conjoints ne sont pas toujours nommés, ce qui peut prêter à confusion. D'autre part, les baptêmes et les sépultures peuvent être inscrits sur des registres distincts, ce qui nécessite une lecture attentive pour vérifier le sort des baptisés, à une époque où la mortalité infantile était fort élevée.

Heureusement, certains curés sont prolixes sur l'identité des parrains et des marraines, ce qui permet de confirmer les filiations.

J'ai d'ores et déjà allégé mon fameux classeur vert de dix fiches individuelles sur la quarantaine sélectionnée. Essayons de garder le rythme !

lundi 19 janvier 2015

Reprendre son arbre à zéro ? Pas question !

La lecture de l'article d'Elise Faut-il reprendre son arbre généalogique à zéro ? est excellente pour les neurones. Le billet a déclenché une réaction quasi immédiate parmi les généalogistes de la blogosphère, si j'en juge par l'avalanche de commentaires et de réponses tant positives que négatives, et il a utilement meublé une partie de mes insomnies !

Pour ma part, c'est hors de question. Voici pourquoi.

Je n'en ai ni le temps ni le goût

Tout d'abord, je ne me sens aucune prédisposition pour les travaux de Pénélope : défaire et refaire indéfiniment le même motif, merci bien ! Et j'ai tendance à penser que je ne suis pas la seule, même si les raisons diffèrent avec l'âge : pour les uns, il s'agit de concilier vie professionnelle, vie familiale, loisirs, activités sportives et passion chronophage ; pour les autres, il s'agit de trouver un équilibre entre les diverses occupations d'une retraite que l'on souhaite active le plus longtemps possible, certes, mais qui s'achèvera bien un jour. Cela n'incite guère à faire indéfiniment des ronds dans l'eau, il faut impérativement avancer.

Pour filer la métaphore sportive, après quelques tours de manège entre quatre murs pour apprendre les rudiments de l'équitation, vivement les sorties dans la campagne pour découvrir de nouveaux paysages et de nouvelles sensations. Quitte à subir quelques déboires et quelques chutes, l'important c'est  de se relever et de continuer !

Je n'éprouve pas le besoin de changer de logiciel

C'est un argument mis en avant par les tenants de la remise à zéro. Le format Gedcom ne permettrait pas de transférer la totalité des informations d'un logiciel à un autre, ou d'une plateforme à une autre. Risques de perdre des bribes au passage ! Alors autant repartir de zéro, disent-ils. Comme certains, qui réinstallent tous les logiciels et tous les fichiers à chaque changement d'ordinateur, pour être sûrs de ne pas polluer leur belle machine toute neuve avec de vieilles sauvegardes…

En généalogie, c'est un peu jeter le bébé avec l'eau du bain, non ?

La question ne se pose pas pour moi. Je suis satisfaite d'Heredis dans sa version 2014 pour Mac. Son ergonomie et son apparence me plaisent. J'ai acquis une certaine dextérité dans la saisie des données. Je pense même que je n'ai pas fini d'en explorer toutes les facettes et toutes les possibilités, alors pourquoi en changer ?

Mon arbre généalogique n'a pas besoin d'être élagué

Autre argument des partisans de la remise à zéro : au fil du temps, leur arbre aurait développé de façon plus ou moins anarchique des pousses intempestives, voire aurait laissé des plants parasites se développer entre ses branches. Et de manier le sécateur ou la tronçonneuse pour y voir plus clair…

Curieusement, cette notion d'arbre n'est pas celle qui me vient spontanément à l'esprit, lorsque je pense généalogie. Je préfère parler de base de données et j'ai grand plaisir à l'enrichir de fiches d'individus apparemment secondaires, mais qui apparaissent de façon récurrente dans les registres. Une grande satisfaction également à faire des recherches sur des gens qui n'ont pas de lien direct de parenté avec moi, mais qui étaient amis ou alliés de mes ancêtres.

Pour utiliser une métaphore empruntée cette fois au domaine artistique, à côté des portraits de mes ancêtres, j'ai besoin, pour en savoir davantage sur leur entourage, de tableaux à la manière de David Teniers, des scènes de genre et des kermesses de village avec de nombreux personnages, révélateurs d'ambiances et de modes de vie.

Tableau de David Teniers le jeune (1610-1690)
Source Wikimedia Commons

Pas question pour moi, donc, de supprimer les maires (ah ! ces noms ronflants qu'ils arborent sous la Restauration, un régal), les curés (quel bonheur quand ils y vont de leurs commentaires dans les registres), les vicaires, les chapelains, les sages-femmes ou les voisins venus déclarer un décès. D'autant que les capacités actuelles des disques durs de nos ordinateurs ne risquent guère d'être mises en péril par quelques mégaoctets supplémentaires.

Et, qui sait, cela peut servir à un autre généalogiste amateur. Ce personnage, qui apparaît de façon fugace dans la vie de mes ancêtres, est peut-être recherché vainement depuis des semaines par un de ses descendants… Geneanet permet ce type de partage.

Je sais quelles sont les branches plus ou moins délaissées

Là, je le reconnais bien volontiers, si j'ai identifié tous mes ancêtres jusqu'à la cinquième génération (à l'exception de deux pères d'enfants naturels), c'est ensuite très inégal : certaines lignées remontent allègrement le temps jusqu'aux confins du XVIe siècle, tandis que d'autres patinent davantage pour diverses raisons.

Registres disparus, archives départementales non disponibles en ligne (coup d'œil appuyé en direction des Hautes-Pyrénées et du Gers), voire intérêt moindre, allez savoir pourquoi, pour certaines régions… que sais-je ?

Mais je n'ai nul besoin de remettre les compteurs à zéro pour identifier ces ancêtres quelque peu délaissés, il suffit de jeter un œil sur l'onglet "Lignée/Ascendance" d'Heredis pour les visualiser. Et un de mes cousins issus de germains se charge de me le rappeler régulièrement, je n'avance pas assez vite à son goût sur la branche qui le concerne…

Corriger ses erreurs

Bien sûr, elles ont fâcheusement tendance à se glisser dans toute généalogie, en dépit des efforts déployés pour les traquer : erreurs d'inattention, confusion de dates, difficultés de lecture, homonymies, manque de fiabilité de certaines sources…

Mais pour les corriger, pas besoin de tout reprendre à zéro, je dispose de plusieurs pistes.

En premier lieu, les erreurs de débutant. Comme leur nom l'indique, j'ai dû en commettre durant mes premiers mois de recherches : elles ont donc toutes les chances de concerner mes ancêtres des générations les plus proches, ceux que j'ai traités en premier. Pourquoi ne pas programmer une révision systématique de leurs fiches, sans tout mettre à la corbeille ?

Les événements non corroborés par des sources, ensuite : dans Heredis, il est possible d'effectuer un tri et de lister les individus qui ont des événements sans source. Un oubli est si vite arrivé, notamment lorsque plusieurs événements se rattachent à une même source : un acte de mariage qui indique la paroisse des deux conjoints, l'existence d'un contrat et le nom du notaire, le décès d'un parent, l'âge et le domicile des témoins, autant d'événements à saisir et à justifier à partir d'une source unique, autant d'omissions potentielles. C'est donc une manipulation que je fais régulièrement avec succès.

Les erreurs de transcription et d'interprétation, enfin : si l'on admet que le généalogiste amateur s'aguerrit et acquiert de l'expérience au fil du temps, ces "bêtises" risquent de concerner en priorité les documents utilisés lors des premières recherches. Là encore, merci Heredis ! dans une version antérieure, le logiciel attribuait automatiquement un numéro d'ordre à chaque nouvelle source utilisée (A0001, A0002…), numéro que j'ai eu l'heureuse idée de reprendre dans les versions suivantes, lorsque cet automatisme a disparu. À moi de prévoir une vérification systématique de ces documents.

Voilà donc trois pistes pour passer en revue ma base de données et la rendre plus fiable, sans effacer les résultats acquis après bientôt six années de recherche !

Permettez-moi de conclure par une interrogation : quelle est la finalité de vos recherches généalogiques ? C'est cela qui doit guider en priorité votre démarche. S'agit-il de polir indéfiniment le même galet ou de bâtir un édifice avec tous les matériaux à votre disposition ?

Et un grand merci à Elise, qui a réveillé mes neurones et suscité ces réflexions.

lundi 14 avril 2014

Nettoyage de printemps


Je ne sais pas chez vous, mais chez moi les magazines ont une forte propension à envahir l'espace. Surtout lorsque les centres d'intérêt ne manquent pas, photographie, décoration, économie, informatique, généalogie, voyages…

Dans un premier temps, ils s'empilent de part et d'autre du bureau. Cela commence de façon insidieuse, à gauche ceux qui viennent de paraître et dont la lecture n'est pas encore achevée, à droite ceux déjà lus, qui comportent nombre d'articles intéressants et qui, à ce titre, justifient d'être précieusement conservés.

Au début, rien de grave. Quelques millimètres de plus, à chaque fois.

Prenons par exemple la Revue française de généalogie : un numéro tous les deux mois, plus un numéro spécial de temps en temps, pas de quoi s'affoler… Oui, mais cela va bientôt faire cinq ans que j'ai créé ma première fiche Heredis, et j'avais commencé à m'intéresser à la généalogie deux ans auparavant. Il y a donc (il y avait, en fait) dans la pile des numéros datant de 2007 ! En 2014 !

Vous connaissez le livre de Marcia Davenport(1), "Les frères Holt" ? Leur maison new-yorkaise est peu à peu envahie par les piles de journaux et de magazines, qui forment au fil du temps d'improbables remparts contre l'hostilité du monde extérieur, ne laissant qu'un espace de plus en plus étroit, jusqu'à l'effondrement final dans lequel les deux héros meurent étouffés… Je ne veux pas finir comme ça !

Source Icon Archive

J'ai donc décidé de reprendre les numéros un par un,  de scanner les articles qui présentent une utilité certaine dans le cadre de mes recherches, de créer dans mon navigateur favori des signets vers les sites Internet qui m'intéressent… et de mettre enfin à la corbeille ces fameux magazines (que j'avais lus de la première à la dernière ligne lors de leur parution). Ouf ! En deux jours, c'était réglé.

Cette démarche m'a par ailleurs permis d'extraire de cette somme d'informations celles qui me paraissent les plus pertinentes en l'état actuel de mes recherches : sur les ancêtres protestants, les archives scolaires, la hiérarchie des laboureurs, les registres des hôpitaux parisiens, les photographies anciennes, la justice gracieuse, la symbolique militaire…

Je dis ça parce que, lors de leur parution et en dépit de leur intérêt, certains articles ne correspondent pas nécessairement aux préoccupations du moment. Un petit retour en arrière de temps en temps permet de récupérer les informations qui auraient échappé à une première lecture. La démarche ne consiste donc pas uniquement à faire place nette, elle permet également d'actualiser ses connaissances.

Bon, ce n'est qu'un premier pas, mais qui va dans la bonne direction, même si le "zéro papier" n'est pas encore pour demain !


(1) Marcia Davenport, Les frères Holt, traduit de l'anglais par F. de Bardy, Le Promeneur, 519 pages, ©1954, 1982, by Marcia Davenport, ©1954, Éditions Les Presses de la Cité, pour la traduction française, ©1992, Éditions Gallimard, pour la présente édition

lundi 30 septembre 2013

Je m'organise ?


Nous voici arrivés à fin septembre. Il serait peut-être temps de songer à traiter le généathème du mois ! Mais par où commencer ? par l'inventaire des outils à ma disposition, peut-être.

Fan d'Apple depuis des lustres, je dispose d'un Mac avec un confortable écran de 21,5 pouces, très pratique pour consulter les archives en ligne ou retoucher les photos, et d'un iPad qui me permet de garder le contact avec les autres blogueurs, si je suis temporairement éloignée de mon camp de base. Je dispose également de plusieurs disques durs externes pour les indispensables sauvegardes.

Mon bureau, avec l'indispensable tasse de café

Côté logiciels, j'ai la dernière version d'Heredis pour Mac en attendant la prochaine qui ne saurait tarder, ainsi qu'une version Heredis pour iPad, que j'utilise uniquement pour la consultation et non pour la saisie. J'ai également installé sur mon ordinateur La France à la loupe, un logiciel conçu par BSD Concept qui recense toutes les communes, leurs voisines, leurs innombrables toponymes (lieux-dits habités ou non) et donne accès aux cartes de Cassini. Précieux pour déchiffrer certains actes anciens.

Cela ne m'empêche pas d'avoir à portée de main des cartes IGN par région, afin de mieux localiser mes ancêtres : Pays de la Loire (celle-ci commence à donner de sérieux signes de fatigue), Normandie, Limousin (pour les ancêtres de mon mari), Aquitaine, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes… tiens, il manque l'Alsace-Lorraine !

Un aperçu de la bibliothèque "généalogique"

Sur une étagère à proximité, j'ai également plusieurs livres que je pourrais classer en trois catégories :

  • Les livres pratiques sur la généalogie, les techniques de recherche, internet, la paléographie…
  • Les livres historiques, dont l'incontournable Contexte, guide chrono-thématique de Thierry Sabot, 
  • Les livres à tendance régionaliste, souvent illustrés à l'aide de cartes postales anciennes.

Les premiers vieillissent parfois mal. Je ne résiste pas au plaisir de vous citer ce paragraphe relevé dans un livre(1) datant, il est vrai, de 1991, à propos de l'informatique nomade :
"On parle aujourd'hui de disques durs de 30 à 40 Go. La rapidité croît en proportion et la barre des cent millions d'opérations par seconde est franchie. Le matériel est d'ores et déjà capable de sensationnelles prouesses techniques. Il est bien évident, toutefois, que le simple particulier ni sans doute la plupart des associations, n'auront jamais accès à de tels ordinateurs, pour des raisons de coût."

C'est moi qui souligne. Une leçon à en tirer : méfions-nous des affirmations péremptoires, elles risquent d'être magistralement démenties par la suite.

Mais continuons l'inventaire. J'ai également une pile d'exemplaires de la Revue française de généalogie. À ce propos, existe-t-il un répertoire des articles déjà publiés ? cela serait bien pratique(2).

Au-dessus de la pile, quelques chemises intitulées "Degrés de parenté", "Recherches aux Archives de Paris", "Courriers et liste infos à collecter", "Arbres et listes", "Copies d'actes à enregistrer". Une forme de désordre organisé, en quelque sorte. Sans compter une pochette transparente, ouverte récemment, pour accueillir ce qui n'a trouvé place nulle part ailleurs et qui pourrait répondre au joli nom de "fouzitou".

Passons aux classeurs qui squattent rayon après rayon des étagères :

  • Deux classeurs verts à portée de main, l'un qui contient les notes prises lors de la consultation des registres (classées par ordre alphabétique de paroisse) et l'autre les fiches Geneanet imprimées lors de la consultation des arbres en ligne (classées par ordre alphabétique de patronyme),
  • Trois classeurs bleus, dans la bibliothèque derrière mon dos, qui contiennent des papiers de famille,
  • À ce jour vingt-et-un classeurs rouges, plus un vert pour les actes divers(3), qui contiennent les copies des actes d'état civil et leur transcription, avec des intercalaires par branche (Adema, Allard, Arramonde…), certaines occupant à elles seules un, voire deux classeurs entiers. Un inconvénient : l'insertion d'une nouvelle branche entraîne parfois de fastidieux transferts d'un classeur à l'autre.

Notes sur les recherches par lieu

Je ne me sens pas prête pour autant à adopter l'attitude zéro papier et le coup de stress que je viens d'avoir en passant d'iOS 6 à iOS 7 (mon iPad refusait de s'ouvrir si je ne lui donnais pas un code que je n'avais jamais programmé, arrrgh…) n'arrange rien !

Pour la prise de notes, un bloc format A4, un autre format A5 et un tout récent cahier Moleskine, mais mon premier réflexe, c'est encore de saisir une feuille volante dans la pile de papier rebaptisé "brouillon". J'éprouve un réel plaisir à laisser courir le stylo-bille au fil de ma pensée… Je classe après.

Tout cela est un peu envahissant, bien sûr. Et je ne vous ai pas parlé d'une boîte avec des photos dans des enveloppes brunes, même pas "acid free" à mon avis, dont certaines sont numérisées et d'autres pas ! Mais je m'y retrouve assez facilement. Une seule angoisse : le jour où mon mari attaquera sérieusement les recherches de son côté. Les mètres linéaires nécessaires risquent de grimper vertigineusement, à moins de changer radicalement de mode de fonctionnement !

(1) La généalogie, histoire et pratique, sous la direction de Joseph Valynseele, Larousse, collection Références histoire, 1991

(2) Il existe quelque chose d'approchant sur le site de la RFG, sous l'onglet Le Magazine, rubrique "Consultez les articles par catégorie".

(3) J'y classe les actes relatifs aux prêtres, maires, secrétaires de mairie, notaires, etc. des paroisses et communes où ont vécu mes ancêtres, lorsque je tombe dessus en feuilletant (virtuellement) les registres.