lundi 25 avril 2016

Une simple paperole dans un registre

Je continue à explorer virtuellement le Haut-Maine et, quittant Chantrigné, je fais un détour par Montreuil-Poulay pour y chercher le deuxième mariage d'un de mes ancêtres à la neuvième génération.

Et, dès les premières pages du registre, je tombe sur ce document :

AD Mayenne BMS Montreuil-Poulay 1674-1715 E dépôt 118/E1 vue 2/204

 "Le curateur des enfans de Jean Guiller et de defuncte
Caterine Cousin faict dire que les meubles tant morts
que vifs au lieu de la Nocherie paroisse de Monstreuil sont
à vendre mardy prochain au plus offrant et dernier
enchérisseur ceux qui voudront s'y rendre jeudy seront
receus moyennant leur enchère"

Il s'agit manifestement d'une paperole glissée dans le registre avec deux ou trois autres. Pas de date, pas de signature, je ne suis même pas capable de dire si elle est de la main du curé. Mais j'ai tendance à penser qu'elle était destinée à être lue au prône de la messe paroissiale, pour informer les personnes intéressées. La dernière phrase me laisse perplexe, quelqu'un peut m'éclairer ?

Tutelle et curatelle

Profitons-en pour clarifier nos idées sur la tutelle et la curatelle, grâce au Dictionnaire de l'Ancien Régime(1). De quoi s'agit-il ? de mesures de protection des enfants mineurs orphelins de père. La pratique en était relativement courante, dans la mesure où la durée moyenne du mariage était courte, compte tenu de la mortalité élevée.

Il s'agit de confier à un tuteur qui représente l'enfant la gestion des intérêts et des biens de ce dernier. La tutelle peut être attribuée à la mère, si elle survit à son époux, tant qu'elle n'est pas remariée. Sinon, elle est généralement confiée au plus proche parent masculin, un frère majeur ou un oncle. Elle dure jusqu'à la puberté du pupille (douze ans pour les filles et quatorze ans pour les garçons, âge à partir duquel un mariage est valide selon le droit canon).

Elle est ensuite relayée par la curatelle, c'est-à-dire l'assistance du mineur pour les actes juridiques importants, et ce jusqu'à sa majorité (vingt-cinq ans, sous l'Ancien Régime).

Inutile de préciser que ces mesures de protection patrimoniale donnent lieu à la production de nombreux documents : inventaires après décès, comptes de tutelle… et contentieux, si le tuteur s'est montré indélicat. Une mine pour les généalogistes.

Si les enfants de Jean Guiller et de Catherine Cousin sont pourvus d'un curateur, c'est qu'ils ont donc atteint la puberté, mais ne sont pas encore majeurs.

Meubles morts et meubles vifs

Comme leur nom l'indique, les biens meubles s'opposent aux biens immeubles qui, eux, ne peuvent être déplacés (terrains, bâtiments…). Les meubles morts se rapportent aux meubles meublants (lits, tables, chaises, coffres, armoires, tapisseries, vaisselle et autres objets de cette nature), mais sans doute aussi aux outils ou aux charrettes, par exemple.

Pour leur part, les meubles vifs désignent tout simplement le bétail. N'oublions pas que nous sommes à une époque où le monde rural prédomine et où le seul mode de traction est encore animal.

Ces trouvailles dans les registres nous donnent ainsi l'occasion de réviser quelques notions de droit privé.



(1) Dictionnaire de l'Ancien Régime, Royaume de France XVIe-XVIIIe siècle, publié sous la direction de Lucien Bély, Presses Universitaires de France, collection Quadrige Dicos Poche, 3e édition 2e tirage août 2013, 1408 pages

lundi 18 avril 2016

Le reliquaire de Chantrigné

Vous connaissez mon goût pour les mentions insolites dans les registres paroissiaux. Depuis quelques jours, je feuillète assidument ceux de Chantrigné et j'entretiens, à plus de trois siècles de distance, une certaine bienveillance à l'égard de l'un de ses vicaires, qui manie artistement la plume. Boucles et jambages, majuscules élégantes, lignes régulières, chiffres aisément identifiables, orthographe proche de la nôtre, que demander de plus ?

Nous sommes en 1667. Les actes se succèdent avec une belle régularité. Tous les baptêmes, puis tous les mariages, puis toutes les sépultures sur des feuillets distincts, avec le paraphe de Michel Le Roux une seule fois en bas de page : sans doute s'agit-il du deuxième exemplaire du registre, qui n'est qu'une copie établie à partir du premier. Fort peu de signatures, hors celle de l'homme d'église.

Et puis soudain, entre deux baptêmes, ce texte :

Source AD Mayenne E dépôt 39/E2 vue 88/169

"Le Reliquaire de Saint Julien de l'Eglise de Chantrigné pese
un marc cinq onces, moins 18 grains valant pour l'argent 45#
8 s(ols) et 18# pour la façon qui a esté payé par M. Michel le
Roux pbre. vicaire de Chantrigné et faisant la charge de
procureur fabricien aux dépens de la fabrice (sic) fors la somme
de vingt livres qu'il a donnée pour defuncte Julienne
Cruchet sa mere, et treize livres cinq sols qui ont esté resservés
par l'Eglise de sorte qu'il n'y a de la fabrice que 35# 3 s(ols) plus
il luy a cousté pour l'aller querir au Mans le 22 juin 1667  70 s(ols)
."

Me voilà aux prises avec les anciennes mesures de poids : le marc correspond à 8 onces, l'once à 16 gros et le gros à 72 grains. Précisons au passage que le marc fait à peu près 244,75 grammes ou une demi-livre de l'ancien temps. Le reliquaire en argent pesait donc (je vous fais grâce des calculs) un peu moins de 400 grammes.

Passons maintenant au coût de l'objet. Ne nous trompons pas de siècle, ce que vous pourriez prendre pour un "hashtag" n'est jamais que l'abréviation couramment utilisée à l'époque pour la livre unité de compte, laquelle correspondait à 20 sols.

Et là, je me demande si le vicaire de Chantrigné n'avait pas un souci avec les chiffres. J'aurais tendance à penser que le reliquaire a coûté 63 livres et 8 sols, main-d'œuvre comprise. Soit 20 livres offertes par sa défunte mère, 13 livres et 5 sols par l'Eglise et donc 40 livres et 3 sols restant à la charge de la fabrique(1). Plus les frais de voyage de messire Le Roux ! Quelle distinction le vicaire fait-il entre les deniers  de l'Eglise et ceux de la fabrique ? L'histoire ne le dit pas.

J'ai cherché à en apprendre davantage, mais comme le dit l'instituteur chargé de rédiger la monographie de la commune en 1899, "au point de vue de l'histoire Chantrigné est une des communes les plus pauvres" ! Le document ne fait qu'une dizaine de pages manuscrites et je n'y ai trouvé que cette allusion, indirecte, à un reliquaire : "Autrefois Chantrigné avait deux assemblées très suivies la St Julien le 27 janvier et la St Pierre le 29 juin ; mais depuis quarante ans l'exposition des reliques de ces saints n'attire plus les pèlerins."

Autres temps, autres mœurs…



(1) Organisme chargé d'administrer les biens de la paroisse et de tenir les comptes des recettes et des dépenses.

lundi 11 avril 2016

Épidémie à Chantrigné ?

Nouvelle incursion dans les registres paroissiaux de la Mayenne ces jours-ci, grâce à l'alerte hebdomadaire qui me met sur la piste du couple formé par Jean Hallé et Benoîte Turcan. Des ancêtres à la douzième génération du côté de ma grand-mère paternelle.

Après avoir collecté une vingtaine d'actes et entré les informations dans ma base de données, je fais le point sur l'état de mes recherches.

Jean Hallé est sans doute né en mai 1624 à Chantrigné. Nous sommes au nord de l'actuel département de la Mayenne, dans l'ancienne province du Maine, à la limite de la Normandie et à quelques lieues au sud de la forêt d'Andaine. Son épouse, Benoîte Turcan, a vu le jour vers 1627, peut-être à Niort-la-Fontaine où les Turcan semblent avoir fait souche, mais j'y ai cherché en vain son acte de baptême.

Impossible également de mettre la main sur l'acte de mariage du couple : rien à Chantrigné, où les registres sont remarquablement lisibles, ni rien non plus à Niort-la-Fontaine, où il manque les registres de mariages des années 1642 à 1650, pile la période qui m'intéresse.

Extrait de la carte générale de la France, feuille 96, établie sous la direction de C. F. Cassini de Thury
Source Gallica

Le couple a donné le jour à neuf enfants au moins, cinq garçons et quatre filles, entre novembre 1647 et avril 1668. Les cinq premiers sont nés à Niort-la-Fontaine de 1647 à 1655, puis à partir de 1662 trois autres sont venus au monde à Chantrigné. Cela fait huit, me direz-vous. J'ai identifié le neuvième uniquement par son acte de sépulture, à Chantrigné en 1664 : pas d'ambiguïté, le nom des parents est clairement indiqué, mais l'âge de l'enfant n'est pas précisé, et je n'ai trouvé trace du baptême ni à Chantrigné, ni à Niort-la-Fontaine. Peut-être, a-t-il vu le jour entre 1656 et 1661, ce six longues années sans naissance pour le couple, mais où ?

Passons maintenant au chapitre des sépultures. Nous sommes toujours à Chantrigné, précisément en avril 1681, et là surviennent coup sur coup trois décès dans la famille Hallé, en l'espace de dix jours. C'est Perrine, l'une des filles du couple, qui est d'abord portée en terre le 1er avril, à trente-deux ans. Elle avait accouché d'un garçon dans les jours qui précédaient, ce qui pourrait bien être la cause de sa mort prématurée.

Le 4 avril, c'est au tour de Benoîte Turcan d'être enterrée, à 54 ans ou environ, comme nous le dit l'acte de sépulture. Puis le 10 avril, c'est Jean Hallé qui rend l'âme ; il avait 56 ans. Chronique de la vie ordinaire dans les campagnes au temps de Louis XIV… sauf que les pages du registre attirent soudain mon regard par le nombre d'actes de sépulture qui y figurent : trente-deux, rien que pour le mois d'avril ! Des personnes jeunes pour la plupart, quinze, vingt ans, trente ou trente-cinq ans…

Je tourne les pages : 3 inhumations en janvier, 7 en février, 10 en mars, puis après le pic d'avril, le nombre des enterrements diminue, 11 en mai, 6 en juin, 7 en juillet et 3 par mois d'août à décembre. Alors, une épidémie ?

Malheureusement, Louis Bottu, curé de Chantrigné et doyen de Lassay, est peu prolixe. Aucune mention particulière dans le registre, sauf cette statistique laconique à la fin de l'année : "91 sépultures, 11 mariages, 51 baptêmes". Annotation dont il n'était d'ailleurs pas coutumier, ce qui tendrait à prouver le caractère exceptionnel de cette année 1681 pour sa paroisse.

Le quatrième cavalier de l'Apocalypse, gravure de Gustave Doré
Source Wikimedia Commons

J'ai cherché à savoir si l'année avait été particulièrement néfaste pour d'autres sujets du royaume de France, mais je n'ai trouvé rien de notable. L'emploi du terme épidémie(1) est d'ailleurs inapproprié, si j'en juge par la définition donnée par le Petit Larousse illustré : "propagation subite et rapide d'une maladie infectieuse, par contagion, à un grand nombre de personnes d'une région". Manifestement, nous ne sommes pas dans ce cas de figure à Chantrigné, un coup d'œil aux registres des paroisses voisines suffirait pour nous en convaincre. Simplement un épisode funeste, dont j'ignore les causes, puis la vie a repris son cours.



(1) Voir également à ce sujet l'entrée Épidémies dans le Dictionnaire de l'Ancien Régime, sous la direction de Lucien Bély, aux Presses universitaires de France

lundi 4 avril 2016

La persévérance paie !

J'aime bien, je vous l'ai déjà expliqué par ailleurs(1), compléter les fratries de mes ancêtres. J'entends par là établir la liste de tous les frères et sœurs et, pour chacun d'eux, trouver au moins les dates et les lieux des trois événements majeurs qui les concernent, naissance et/ou baptême, mariage, décès et/ou sépulture.

Cela ne présente en principe guère de difficulté, si les registres ne sont pas lacunaires ou trop endommagés, lorsque les personnes en question sont d'origine paysanne et qu'elles ne s'éloignent pas outre mesure de leur village d'origine. Mais au XIXe siècle, la société évolue, la migration des campagnes vers les villes s'intensifie et les recherches se compliquent.

Prenons le couple formé par Louis Martin Chancé et Anne Restaux, mes ancêtres à la cinquième génération. Ils se sont mariés civilement le 20 février 1815, à quatre heures du soir, à la mairie de Touchet (on ne disait pas encore Notre-Dame-du-Touchet), dans le sud du département de la Manche. Le jeune homme n'a que dix-huit ans et je le soupçonne de tenter d'échapper ainsi à une possible conscription, d'autant que le mariage religieux n'est célébré que onze mois plus tard dans la même paroisse.

Intérieur de l'église Notre-Dame-du-touchet
Collection personnelle

Le premier enfant du couple, Fannie Anne, voit le jour neuf mois après le mariage religieux. Un indice de plus ? Peut-être. Puis viendront encore deux filles et quatre garçons, dont le dernier, né en 1834, Frédéric François Louis, est mon arrière-grand-père. Un seul enfant, la petite Marie Jeanne née en décembre 1823, décède à l'âge de seize mois. Les autres atteignent l'âge adulte.

Deux d'entre eux ne quittent pas le bocage. Fannie Anne se marie dans la commune voisine de Villechien et sera toute sa vie cultivatrice. Louis Victor décède à Buais à l'âge de vingt-deux ans, je n'en sais pas plus à son sujet pour le moment. Les trois autres garçons migrent vers la capitale pour y exercer le métier de peintre en bâtiments. Ils y feront souche.

Seule Anne Louise Jacqueline, née en septembre 1817 un an après sa sœur aînée, me posait problème. À l'âge de quatorze ans, elle porte son jeune frère Louis Victor sur les fonts baptismaux, puis… plus rien. Ah si, tout de même, j'apprends par FamilySearch qu'elle aurait épousé en juillet 1841 à Villechien un certain Charles Pierre Lechevrel. Las, les registres paroissiaux du diocèse d'Avranches pour le XIXe siècle ne sont désormais plus consultables en ligne.

Qu'à cela ne tienne, qui dit mariage religieux, dit mariage civil préalable. Je consulte donc les tables décennales de Villechien, puis celles de Notre-Dame-du-Touchet et celles de Buais au cas où… malheureusement sans succès. Et je passe provisoirement à autre chose.

Le mois dernier, je décide de faire une énième tentative par le biais de Geneanet et là, bingo ! Quelqu'un mentionne dans son arbre le décès d'une certaine Anne Louise Jacqueline Chance (oui, je sais, j'ai l'habitude, tout le monde ne repère pas l'accent aigu sur le e final) au Grand-Quevilly, dans la banlieue rouennaise, en 1863. Et indique, sans plus de précision, un mariage à Sainte-Anne de Buais avec Charles Pierre Lechevrel.

L'occasion de découvrir les archives en ligne de la Seine-Maritime. L'acte de décès indique la filiation : pas de doute, c'est bien elle.

Précisons que la commune de Sainte-Anne de Buais n'existe pas, mais que l'église paroissiale de Buais est bien dédiée à Sainte-Anne. Retour vers les tables décennales, donc, sans plus de succès que la fois précédente. Et si j'essayais les publications de bans regroupées en fin de registre ? Yes ! le 14 et le 21 février 1841, le maire annonce qu'il y a promesse de mariage entre Charles Pierre Lechevrel, domicilié au Teilleul, et Anne Louise Jacqueline Chancé, domiciliée dans la commune de Buais. Ouf ! il ne me reste plus qu'à feuilleter le registre des mariages de l'année 1841 pour y trouver l'acte à la date du 2 mars. Enfer et damnation ! Les tables décennales étaient incomplètes !

Source Heredis 2015

Un premier enfant naît l'année suivante au Teilleul. Le père est encore qualifié de laboureur. Je perds ensuite la trace du couple pendant une petite dizaine d'années, jusqu'à sa réapparition à deux cents kilomètres de là, dans les environs de Rouen, avec la naissance de trois autres garçons : le premier au Petit-Quevilly, les deux autres à Petit-Couronne. Le père est successivement "ouvrier de fabrique", "journalier", puis "journalier et cultivateur" au fil des déménagements successifs, jusqu'au décès de son épouse au Grand-Quevilly, à l'âge de quarante-six ans. Je suppose que leur vie n'a pas dû être rose tous les jours…

Quoi qu'il en soit, la persévérance a payé et je remercie au passage la personne qui m'a mis sur la trace de cette branche collatérale.



(1) Voir le billet intitulé Une heureuse surprise, paru le 20 juillet 2015.

lundi 28 mars 2016

Trêve pascale

J'ai trouvé le dernier numéro de la Revue française de généalogie et son supplément consacré à l'organisation du travail dans la boîte aux lettres, j'ai entamé la rédaction des billets pour le challenge AZ 2016, je prépare une prochaine visite aux Archives de Paris. Bref, l'ennui n'est pas au programme…



Et si on se faisait une petite pause, là, le temps de finir les chocolats ? À lundi prochain ! D'ici là, portez-vous bien.

lundi 21 mars 2016

Vingt-quatre heures dans les tranchées

Je viens d'achever la lecture d'un très court livre, intitulé Les obus jouaient à pigeon vole(1). Il décrit la vie de Guillaume Apollinaire et de ses camarades de tranchée, face aux lignes allemandes, au Bois des Buttes (Aisne) en mars 1916.


Rappelons que le poète, né en Italie en 1880 mais d'origine polonaise, s'était porté volontaire pour servir dans l'armée française. Il fut naturalisé le 9 mars 1916, huit jours avant d'être blessé à la tempe par un éclat d'obus, alors qu'il lisait un exemplaire du Mercure de France(2). Vous connaissez sûrement ces portraits de l'homme en uniforme, la tête bandée ou le front ceint d'une courroie de cuir…

Le livre reprend le compte à rebours des vingt-quatre heures qui précèdent la blessure. Il décrit sobrement le quotidien misérable de l'infanterie dans les tranchées et constitue un intéressant contrepoint aux innombrables ouvrages savants sur la Première Guerre mondiale.

Guillaume Apollinaire sera emporté par la grippe espagnole le 9 novembre 1918, deux jours avant l'armistice, et il sera enterré au cimetière du Père-Lachaise. Les cinq mille ouvrages de sa bibliothèque seront acquis par la Bibliothèque historique de la ville de Paris en 1990.



(1) Raphaël Jerusalmy, Les obus jouaient à pigeon vole, Editions Bruno Doucey, 2016, 184 pages, ISBN 978-2-36229-094-7

(2) À l'époque, revue bimensuelle qui publiait des poèmes et des textes littéraires. Disponible en ligne sur le site de Gallica.